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Illustration 3 : Principales villes avec

implantation d’une population de perruches à

collier dans l’Europe de l’Ouest:

Plusieurs milliers d’individus à Amsterdam,

Berlin, Bruxelles, Paris, Séville

Plusieurs dizaines de milliers à Londres

La plupart des premières introductions ont été effectuée dans les années 1970. Dans

plusieurs pays, les effectifs se sont très rapidement multipliés pour atteindre par exemple

jusqu’à 30 000 individus aujourd’hui à Londres. Les chiffres exacts des effectifs dans les

différentes villes sont en cours de recensement dans le cadre du Cost ParrotNet.

En France, l’espèce est notée dans plusieurs régions mais l’espèce ne se reproduit

qu’en région parisienne, en Provence (Marseille), en nord Pas de Calais (Roubaix-Villeneuve

d’Ascq), et plus récemment à Toulouse et Nancy. Dans tous ces cas, il s’agit de suburbain

de grandes villes (parcs, jardins).

2c. Etude phylogéographique et morphologique

(travail mené par Ariane Le Gros, Sarah Samadi et Philippe Clergeau)

Parallèlement aux approches des impacts liés à la présence de la perruche à collier

en Ile-de-France, une thèse a pu être poursuivie et soutenue sur cette espèce. Un des

objectifs était de montrer que le très fort succès d’installation et de propagation de certains

oiseaux introduits pouvaient être lié à leur capacité de réponse très rapide (en quelques

générations) à des environnements différents. La recherche devait donc coupler sur les

mêmes individus analyses phénotypiques (nous avons retenu la morphologie corporelle et

notamment celle du bec) et analyses génétiques (à partir de plumes d’individus capturés et

de spécimens en collection au muséum), en comparant divers sites d’introduction et

d’origine.

Les résultats

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montrent des variabilités significatives entre les spécimens de l’aire

d’origine et les sites d’introduction et entre les sites d’introduction à la fois pour la

morphologie du bec et pour la génétique des individus. Ils semblent donc qu’il ait plutôt

d’importants effets de fondation ou de dérive génétique. Les variabilités s’expliqueraient

plutôt par des différences d’origine et des évolutions stochastiques. Notre hypothèse n’est

pas confirmée.

Les résultats montrent aussi que les perruches introduites dans l’ouest de l’Europe

sont essentiellement d’origine indienne.

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Le Gros – Thèse Université Paris 7, 2014