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3 – REPARTITION EN ILE-DE-FRANCE

(travail de Alan Vergnes, Pauline Lenancker, Camille Anceau, Marine Le Louarn, Benjamin

Lefevre, Magali Deschamp, Bruno Le Brun, Hadrien Gaffet, Olivier Leroy, Philippe Clergeau)

Une étude de la répartition des perruches avait été menée en 2009 et soulignait déjà

la dynamique temporelle au cours des dernières années (évolution exponentielle) et spatiale

(multiplication des sites d’observation dans la région). Nous actualiserons ici les données de

(1) présences, (2) sites de reproduction et (3) dortoirs nocturnes. Les recherches menées

par des étudiants en licence ou master ont été effectuées à partir d’étude sur des terrains

ciblés (parcs notamment), à partir d’interview des gestionnaires des espaces verts, à partir

de suivi des perruches en soirée ou en journée, et à partir d’une enquête participative lancée

par voie de presse et internet.

Dans ce dernier cas, il s’agissait de s’assurer du concours des habitants de l’Ile-de-

France pour participer aux observations, et pour trouver des sites d’analyse (caméras

installés dans les jardins privés – voir 4.a.1). Des appels ont ainsi été effectués dans le

Magazine des Hautes Seine, les sites internet de la LPO, le CORIF, l’ODBU et dans la

presse (Le Parisien). Excepté dans le magazine des Hauts-de-Seine, les appels se

contentent de demander des observations et restent relativement objectifs sur l’appréciation

de l’espèce. Ce travail aboutit à plus de 180 messages (fournissant plus de 260

observations) obtenus par internet (sept 2012-juin 2014). Il permet (1) de situer les

présences de l’oiseau en Ile de France et au-delà, (2) de localiser les sites de reproduction

(cavités d’arbre des parcs), (3) de fournir des éléments de localisation des dortoirs

nocturnes (lignes de vol, rassemblements vespéraux), (4) de fournir des observations de

comportements complémentaires à nos recherches (régime alimentaire par ex.), (5)

d’identifier des impacts, et (6) de recueillir des appréciations spontanées des citadins.

3a

-

Bilan des observations de perruche en Ile-de-France –

propagation de l’espèce

Il faut tout d’abord rappelé que cet oiseau est très visible, très bruyant et facilement

identifiable. Il ne semble pas possible que la perruche à collier s’installe dans un parc plus ou

moins longtemps sans que des observations soient faites.

Depuis les premières observations de perruches à collier en Ile-de-France en 1974,

les données concernant cet oiseau dans la région (observation, site de reproduction et

dortoir) se sont multipliées. Les premières reproductions sont observées en 1990

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. Il existe

plusieurs bases de données organisées différemment selon l’organisme à l’origine de sa

création, LPO, ODBU, CORIF, MNHN. Ces données analysées notamment en 2009

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avaient permis de localiser la zone prospectée par les oiseaux. Les résultats obtenus en

2012-2014 par l’analyse des réponses aux appels et le travail de P. Lenancker

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permettent

de proposer une zone largement plus vaste. L’aire prospectée par les perruches atteint

environ 2000 km² en juin 2014 ; il n’y a pas eu déplacement des oiseaux mais augmentation

de la zone définie en 2009. Les concentrations des observations correspondent bien aux

concentrations en densité de perruche : sud 92 et nord 93, comme noté en 2009. L’extension

semble de proche en proche mais a fait un bond vers le nord, jusque dans l’Oise (60). Les

observations ont été principalement effectuées dans des parcs publics, des bois et des

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Dubois - Ornithos, 2007

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Clergeau et coll. – Alauda, 2009

16

Lenancker – rapport de master, 2013